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Regard sur le marché immobilier de Dubaï | T1 2026

D’une reprise généralisée à une résilience sélective : le premier trimestre 2026 de Dubaï en chiffres.
Ahmad Saidali
Ahmad Saidali
Fondateur et Président
Mis à jour le 8 mai 2026
Regard sur le marché immobilier de Dubaï | T1 2026
Photo : photocreo, Envato
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Points clés à retenir
  1. Au premier trimestre 2026, les ventes ont atteint 175,9 milliards d’AED, en hausse de 23,0 % sur un an, pour 47 820 transactions.
  2. Le prix moyen s’est établi à 1 755 AED le pied carré, en hausse de 12,3 % sur un an et supérieur d’environ 96 % à son niveau de 2021.
  3. Le volume de l’immobilier commercial a progressé de 69,2 % sur un an, signe le plus net de la poursuite de la création d’entreprises.
  4. La valeur des prêts hypothécaires a progressé de 46 % sur un an, tandis que les paiements comptants représentent encore 67 % des capitaux déployés sur le marché de la revente.

Contexte de marché : un marché résilient, désormais mis à l’épreuve

Dubaï a abordé 2026 en position de force sur le plan immobilier, mais le premier trimestre appelle une lecture nuancée. La guerre déclenchée le 28 février 2026 a éclaté en fin de trimestre : son plein effet ne devrait donc pas apparaître dans les données du premier trimestre. Les chiffres ne traduisent pas la réponse définitive du marché aux tensions géopolitiques, mais l’état du marché au moment où il entrait dans cette nouvelle phase d’incertitude.

Un marché qui montrait déjà des signes de faiblesse avant un choc externe n’a rien de comparable avec un marché qui aborde la volatilité porté par des prix soutenus, des volumes de transactions importants en valeur et une large participation des capitaux. À cet égard, Dubaï a abordé cette période avec une structure de marché plus résiliente que lors des cycles précédents.

Regard sur le marché immobilier de Dubaï | T1 2026, image 1
Source : DXB Interact. Comprend les ventes directes enregistrées auprès du DLD et les ventes enregistrées au DIFC. Hors enregistrements d’hypothèques et donations.

Au premier trimestre 2026, Dubaï a enregistré 47 820 transactions de vente, soit une progression de 5,3 % sur un an. La valeur totale des ventes a atteint 175,9 milliards d’AED, en hausse de 23,0 % sur un an, tandis que le prix moyen s’est établi à 1 755 AED le pied carré, en progression de 12,3 % sur un an.

47,820Transactions de vente, T1 2026, en hausse de 5,3 %
175,9 Mds d’AEDValeur des ventes, T1 2026, en hausse de 23,0 %
1 755 AEDPrix moyen au pied carré, en hausse de 12,3 %
70%Part du marché primaire dans le volume des ventes

L’écart entre la croissance des transactions et celle de la valeur constitue le message essentiel. Les volumes continuent de progresser, mais la valeur en capital croît à un rythme nettement plus rapide. Le marché est donc moins porté par la simple dynamique des transactions que par des prix plus élevés, des tickets plus importants et un déploiement des capitaux plus sélectif.

D’un trimestre à l’autre, les données sont plus nuancées. Le volume des ventes a reculé de 16,8 %, et leur valeur de 6,0 %. Le prix moyen au pied carré a néanmoins progressé de 0,6 % sur le trimestre. Autrement dit, l’activité s’est modérée, mais les prix n’ont pas décroché.

C’est un premier signe important de résilience. Ni euphorie, ni immunité : de la résilience.


Lecture par segment : liquidité, rareté et confiance des entreprises

La ventilation par segment confirme un marché large, mais hétérogène. Les appartements sont restés la principale source d’activité, avec 36 289 transactions et 74,6 milliards d’AED de valeur des ventes. Le volume des appartements a progressé de 10,3 % sur un an, malgré un repli de 23,2 % sur un trimestre qui traduit un marché des appartements toujours liquide, mais sensible aux inflexions de court terme dans le calendrier des acheteurs et dans les prix.

Regard sur le marché immobilier de Dubaï | T1 2026, image 2
Source : DXB Interact.

Les villas ont enregistré 8 455 transactions pour 59,9 milliards d’AED de valeur des ventes. Le segment a progressé de 21,1 % sur un trimestre, mais reculé de 17,5 % sur un an en volume. Le marché des villas devient plus sélectif : la rareté reste un soutien, mais l’accessibilité financière, le niveau des prix et la disponibilité d’un stock de qualité deviennent des contraintes plus déterminantes.

L’immobilier commercial a enregistré 2 049 transactions pour 10,3 milliards d’AED de valeur des ventes, avec un volume en hausse de 69,2 % sur un an. C’est l’un des signaux les plus nets des données ; il reflète la poursuite du cycle de création d’entreprises à Dubaï.

Les terrains ont enregistré 1 002 transactions pour 31,1 milliards d’AED de valeur des ventes, en baisse de 3,8 % sur un an et de 14,7 % sur un trimestre. Le foncier reste stratégique, mais cette modération traduit une sélectivité accrue quant aux prix, à l’économie des projets et à l’absorption future.

La lecture par segment est claire : les appartements apportent la liquidité, les villas reflètent la rareté, l’immobilier commercial la confiance des entreprises et les terrains une conviction de développement à long terme.

Segment, T1 2026 Transactions Valeur des ventes Volume, sur un an
Appartements 36,289 74,6 Mds d’AED +10.3%
Villas 8,455 59,9 Mds d’AED -17.5%
Commercial 2,049 10,3 Mds d’AED +69.2%
Terrains 1,002 31,1 Mds d’AED -3.8%
Source : DXB Interact.

Revalorisation sur cinq ans : les prix à Dubaï ont presque doublé depuis 2021

La revalorisation des prix sur cinq ans demeure le fait marquant du marché de Dubaï. Les prix moyens sont passés d’environ 894 AED le pied carré en 2021 à 1 755 AED le pied carré au premier trimestre 2026, soit une hausse d’environ 96 %.

Regard sur le marché immobilier de Dubaï | T1 2026, image 3
Source : DXB Interact.

Il ne s’agit pas d’une reprise marginale à partir d’un point bas, mais d’une revalorisation substantielle de l’immobilier résidentiel à Dubaï.

La portée de ce mouvement tient au contexte dans lequel il s’est produit. Depuis 2021, le marché a absorbé la hausse des taux d’intérêt mondiaux, le resserrement de la liquidité, la volatilité de l’inflation, la vigueur du dollar américain, la réorientation des flux de capitaux et des chocs géopolitiques répétés. La guerre actuelle ajoute un nouveau degré d’incertitude, mais les données du premier trimestre indiquent que Dubaï a abordé cette période avec une base de demande plus solide que lors des cycles précédents.

Cela ne signifie pas que les prix soient à l’abri de la volatilité. Ils ne le sont pas. Cela signifie que les fondamentaux du marché paraissent plus larges, soutenus par la croissance démographique, l’implantation d’entreprises, la relocalisation des patrimoines, la demande de résidence, la profondeur des infrastructures, la sécurité et l’efficience fiscale.

Le marché a dépassé le stade de la reprise. Il est désormais mis à l’épreuve en tant que destination de capitaux.


Répartition des prix : le marché ne se limite pas à son segment du luxe

La répartition par tranche de prix permet de vérifier la profondeur du marché. Au premier trimestre 2026, la plus grande part de la valeur des ventes se concentrait dans la tranche de 1 à 2 millions d’AED, avec 32 % du marché. Les biens de moins de 1 million d’AED représentaient 24 %, et la tranche de 2 à 3 millions d’AED 19 %.

Regard sur le marché immobilier de Dubaï | T1 2026, image 4
Source : DXB Interact.

Les catégories plus élevées sont restées significatives, sans être dominantes. Les biens compris entre 3 et 5 millions d’AED représentaient 13 %, et ceux de plus de 5 millions d’AED 13 % supplémentaires.

Ce point est important, car Dubaï est souvent analysée à travers son seul segment du luxe. Les données du premier trimestre montrent une réalité plus large : une part importante de l’activité reste concentrée sur le milieu de gamme et le milieu de gamme supérieur, segments essentiels à la liquidité, à la profondeur du marché locatif et à une absorption durable.

Le marché n’est pas seulement soutenu par des transactions d’exception. Il repose sur plusieurs strates de demande, à différents niveaux de prix.


Marché primaire ou revente : la confiance aujourd’hui, la liquidité demain

Les ventes sur le marché primaire ont continué de dominer au premier trimestre 2026, avec 70 % du volume et 71 % de la valeur des ventes. La revente a représenté 30 % du volume et 29 % de la valeur.

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Source : DXB Interact.

Dubaï reste donc un marché largement animé par les promoteurs. La profondeur du marché primaire s’appuie sur l’offre nouvelle, les plans de paiement, les programmes portés par des marques et la confiance dans les livraisons futures.

La vigueur du marché primaire doit toutefois être interprétée avec prudence. L’absorption des biens sur plan est un signe de confiance, mais elle ne se confond pas avec la liquidité du marché des biens livrés. La qualité de ce cycle se jugera en définitive après la livraison, à l’aune de la demande locative, du taux d’occupation, de la maîtrise des charges de service, de la liquidité à la revente et de la capacité des actifs livrés à conserver leur valeur hors du contexte de lancement.

La connaissance du marché devient alors essentielle. Tous les projets vendus avec succès aujourd’hui ne connaîtront pas la même performance demain.


Valeur des ventes : un marché entré dans un régime nominal plus élevé

Depuis 2021, la valeur totale des ventes à Dubaï s’inscrit sur une trajectoire nettement plus élevée. Au premier trimestre 2026, elle a atteint 175,9 milliards d’AED, prolongeant la revalorisation observée ces dernières années.

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Source : DXB Interact.

Cette progression tient en partie à la hausse des prix, en partie à des transactions de taille plus importante et en partie à une participation plus large des capitaux.

L’essentiel est que cette croissance de la valeur ne survient pas isolément. Elle s’accompagne d’une profondeur de transactions qui se maintient, d’une forte absorption sur le marché primaire et d’un recours croissant au crédit hypothécaire. Le signal n’en est que plus crédible.

Dubaï n’évolue plus aux niveaux de valeur de transactions du cycle précédent. Le marché est entré dans un régime nominal plus élevé, soutenu par la demande liée au cadre de vie, les projets de résidence, la relocalisation des patrimoines, le rendement locatif, la création d’entreprises et le positionnement de long terme des portefeuilles.


Crédit hypothécaire et paiements comptants : une structure du capital plus complexe

Le crédit hypothécaire a représenté 11 831 transactions au premier trimestre 2026, en hausse de 7,5 % par rapport au premier trimestre 2025. La valeur des prêts hypothécaires a atteint 59,8 milliards d’AED, en hausse de 46 % sur un an.

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Source : DXB Interact.

Cette hausse de la valeur des prêts hypothécaires est significative. L’activité de financement progresse non seulement en nombre, mais aussi en montant. Les acquéreurs financés par les banques interviennent sur des transactions de valeur plus élevée, signe d’une composante adossée au crédit plus mature.

Dans le même temps, les paiements comptants restent prédominants sur le marché de la revente, avec 67 % des capitaux déployés contre 33 % pour les opérations financées par crédit hypothécaire, hors refinancements et enregistrements sur le marché primaire.

Cet équilibre est favorable. Une part élevée de paiements comptants limite le risque de ventes forcées en période de volatilité des taux ou de tensions géopolitiques, tandis que le recours croissant au crédit hypothécaire apporte au marché profondeur et institutionnalisation.

Il en résulte une structure du capital plus complexe, mais plus saine : encore largement fondée sur les paiements comptants, mais de plus en plus soutenue par le financement.


Le regard de Redwood Heritage : le conseil compte davantage à mesure que le marché devient sélectif

Le premier trimestre 2026 confirme que l’immobilier à Dubaï reste bien orienté, mais de plus en plus sélectif. La valeur des ventes progresse plus vite que les volumes. Les prix ont presque doublé par rapport à 2021. Les ventes sur le marché primaire restent prédominantes. L’activité commerciale se renforce. La valeur des prêts hypothécaires augmente fortement. Les paiements comptants continuent d’assurer la résilience du marché de la revente.

Le contexte de guerre compte, mais son plein effet ne se précisera qu’au cours des prochains trimestres. Le premier trimestre saisit le marché au début du choc, non après. La phase suivante exigera donc un suivi attentif du rythme des transactions, de la discipline sur les prix, de la liquidité à la revente, du comportement du crédit hypothécaire et du sentiment des investisseurs.

Pour les investisseurs, la conclusion n’est pas que Dubaï serait sans risque. Aucun marché sérieux ne l’est. La conclusion est que Dubaï a abordé cette période avec des fondations structurelles plus solides que lors des cycles précédents.

Après un quasi-doublement des prix en cinq ans, l’opportunité ne réside plus dans une simple exposition générique à Dubaï, mais dans la capacité à identifier les actifs qui restent liquides, générateurs de revenus et défendables en période de volatilité.

Une approche fondée d’abord sur le conseil prend dès lors toute son importance. L’accès au marché ne suffit plus. Une décision éclairée exige désormais l’interprétation des données, la connaissance fine de chaque actif, une discipline sur les prix, l’évaluation des promoteurs, l’analyse de la liquidité et une compréhension claire de la place de chaque bien dans une stratégie patrimoniale plus large.

Chez Redwood Heritage Real Estate, notre rôle n’est pas de traiter l’immobilier comme une simple transaction, mais d’aider nos clients à lire le marché avec clarté, à distinguer le signal de la conjecture et à décider en connaissance de cause, dans un environnement où la sélectivité comptera davantage que la dynamique.

Signal de marché trimestriel

Dubaï reste bien orienté, mais le marché passe d’une reprise généralisée à une résilience sélective. Dans la phase qui s’ouvre, le conseil, la connaissance du marché et une sélection rigoureuse des actifs deviendront déterminants. Il ne s’agit plus simplement d’acheter à Dubaï, mais de bien acheter à Dubaï.

Sources
  • DXB Interact, y compris les ventes directes enregistrées auprès du Dubai Land Department et les ventes enregistrées au DIFC
Rédigé par -
Ahmad SaidaliFondateur et Président
Le mot de la fin

Le premier trimestre 2026 confirme que l’immobilier à Dubaï reste bien orienté, mais de plus en plus sélectif.

Regard final de Redwood

Le premier trimestre 2026 confirme que l’immobilier à Dubaï reste bien orienté, mais de plus en plus sélectif.

Ahmad Saidali, Fondateur et Président
Ahmad Saidali
Ahmad Saidali
Fondateur et Président, Redwood Heritage Real Estate
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